La neige

Alfred de Vigny naquit en Touraine à Loches le 27 mars 1797.

Dès février 1799, accompagné de ses parents, Léon-Pierre de VIGNY (ancien militaire) et Marie-Jeanne née de Baraudin, il s’installe à Paris où il résidera à l’Élysée, ancien hôtel particulier reconverti à l’époque en appartements. À dix ans, il entre à l’Institution Hix ; fils unique après le décès de ses trois frères, sa confrontation avec les autres enfants lui fera déclarer : « Le temps le plus malheureux de ma vie, fut celui du collège », puis il fréquente le lycée Bonaparte (actuel lycée Condorcet). À seize ans il embrasse une carrière militaire (pour satisfaire l’ambition de ses parents) puisqu’il souhaitait préparer Polytechnique et commençait déjà à écrire des vers.

En 1918, est publié son premier poème : > Le Bal . Au mois de mars 1822 sort en librairie son premier recueil intitulé « Poèmes » qui passe inaperçu.

En 1823, il compose « La neige » :

« Qu’il est doux, qu’il est doux d’écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d’arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
Quand seul dans un ciel pâle un peuplier s’élance,
Quand sous le manteau blanc qui vient de le cacher
L’immobile corbeau sur l’arbre se balance,
Comme la girouette au bout du long clocher !

(…) ».

(publié dans « Poèmes antiques et modernes ») J’ai mis juste la première strophe.

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Le matin des étrennes

 

Le matin des étrennes

Ah ! quel beau matin, que ce matin des étrennes !
Chacun , pendant la nuit, avait rêvé des siennes
Dans quel songe étrange où l’on voyait joujoux,
Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux,
Tourbillonner, danser une danse sonore,
Puis fuir sous les rideaux,puis reparaître encore !
On s’éveillait matin, on se levait joyeux ,
La lèvre affriandée, en se frottant les yeux …
On allait, les cheveux emmêlés sur la tête,
Les yeux tout rayonnants, comme aux grands jours de fête,
Et les petits pieds nus effleurant le plancher,
Aux portes des parents tout doucement toucher …
On entrait ! …puis alors les souhaits … en chemise,
Les baisers répétés, et la gaieté permise !

Arthur Rimbaud

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Ma chienne de Victor Hugo

Ma chienne, la Chougna, n’est pas, certes une bête !
Nous rentrons. Sous mes mains fourrant sa grosse tête,
Elle sent un sermon venir et se tient coi.
Je la prends par l’oreille, et je lui dis : – Pourquoi
Te comportes-tu mal, Chougna, devant le monde ?
Pourquoi, quand nous sortons, -il faut que je te gronde !-
Cours-tu, jappant, hurlant, à travers les buissons,
Après les jeunes chiens et les petits garçons ?
Pourquoi ne vois-tu pas un coq sans le poursuivre ?
Si bien que, moi, j’ai l’air d’avoir une chienne ivre !
Cela nous fait mal voir, les gens sont irrités.
Je te connais beaucoup de bonnes qualités,
Fidèle, réservée, intelligente, affable ;
Mais vraiment, quand tu sors, tu n’es pas raisonnable !    

 

    Victor Hugo

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Poésie apprise en CE1 que j’avais beaucoup apprécié!

Soirs d’automne

Voici que la tulipe et voilà que les roses,
Sous le geste massif des bronzes et des marbres,
Dans le Parc où l’Amour folâtre sous les arbres,
Chantent dans les longs soirs monotones et roses.
Dans les soirs a chanté la gaîté des parterres
Où danse un clair de lune en des poses obliques,
Et de grands souffles vont, lourds et mélancoliques,
Troubler le rêve blanc des oiseaux solitaires.
Voici que la tulipe et voilà que les roses
Et les lys cristallins, pourprés de crépuscule,
Rayonnent tristement au soleil qui recule,
Emportant la douleur des bêtes et des choses.
Et mon amour meurtri, comme une chair qui saigne,
Repose sa blessure et calme ses névroses.
Et voici que les lys, la tulipe et les roses
Pleurent les souvenirs où mon âme se baigne.
Emile Nelligan
Poésies complètes

 

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Alcest Autre temps

Une prière lointaine que porte le vent du soir
Anime les feuilles dans leur danse alanguie.
C’est le chant des vieux arbres entonné pour toi,
Pour ces bois obscurs maintenant endormis.
Sans nous attendre tant de saisons ont passé;
Les feuilles dorées s’en allant mourir à terre
Renaîtront un jour sous un ciel radieux,
Mais notre monde érodé restera le même
Et demain toi et moi serons partis.
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Léonard Cohen et moi

Léonard Cohen est décédé. Le chanteur canadien Leonard Cohen a légué un album testament hanté par la mort peu avant de s’éteindre. Le musicien, décédé à 82 ans, avait, en effet, sorti le 21 octobre son 14e album, « You Want It Darker ». La mort comme trame de l’album y dessine l’issue inexorable réservée au chanteur et rendue sans doute plus manifeste avec le décès en juillet de sa muse Marianne Ihlen, amoureuse devenue célèbre par le titre « So Long Marianne » (1967)

Et je repense à mes 15 ans … En vacances chez mon oncle et ma tante avec 4 cousins et surtout ma cousine nous écoutions Suzanne… Un copain jouait à la guitare.

Novembre généreux

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Novembre généreux

A mis de l’or sur les arbres

Des feuilles de pourpre et d’or

Des feuilles se raccrochent encore

Pour quelques instants

A l’abri chancelant.

De petits grêlons font plier les roseaux

Et trembler les petits oiseaux…

Le soleil darde ses rayons de lumière

A travers le chêne centenaire

Puis la pluie dénude pour finir

Les branches, c’est novembre

Le mois pas si tendre…

Johelle