wonderful life

Black, Colin Vearncombe de son vrai nom, est mort ce mardi 26 janvier à l’âge de 53 ans. Il avait été victime d’un accident de voiture en Irlande, le 10 janvier dernier, qui l’avait plongé dans le coma, mais il a finalement succombé à ses lésions au cerveau. Un message a été posté hier hier, indiquant que Black était « mort paisiblement, entouré de sa famille qui a chanté pour l’accompagner dans son dernier voyage ». Le chanteur sera enterré à Liverpool, sa ville natale, dans les prochains jours.

En 1986, Colin Vearncombe chantait sur les ondes européennes sa chanson « Wonderful Life », qui connu un très grand succès en France. Il a vendu dans l’Hexagone plus de 500 000 disques, il en vendra 250 000 en Allemagne. Son tube sera par ailleurs l’objet de plusieurs reprises, dont celle de Mathilde Santing en 1999 et de Tina Cousins, en 2005. La suite de sa carrière fut un peu moins éclatante, mais l’artiste avait choisi, en parallèle de la composition d’autres albums, d’écrire et de publier de la poésie, et de se spécialiser dans la peinture.

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Le sang de l’hermine/ Michèle Barrière

Résumé :

Quentin du Mesnil profite de quelques jours en Normandie dans sa famille. Une parenthèse bien méritée, car la vie à la cour d’Amboise n’est pas de tout repos pour ce compagnon d’enfance et maître d’hôtel de François 1er ! Mais son répit est de courte durée, car François, ce jeune roi de vingt-deux ans, ambitieux et impétueux, a déjà une nouvelle responsabilité à lui confier.
Chambord n’est encore qu’un rêve, une folie de souverain – une dépense inutile, disent certains-, mais le vainqueur de Marignan est décidé : Chambord sera. Et Quentin en prendra les rênes…à condition qu’il aille d’abord chercher Léonard de Vinci en Italie ! Une mission en apparence des plus innocentes. Mais le vieil homme pourrait être plus encombrant qu’il n’y paraît. Surtout si ses ennemis ont juré sa perte.
Mon avis :
Quentin du Mesnil chargé de convoyer Léonard de Vinci jusqu’à Amboise doit s’attarder quelque peu en Italie, à Mantoue.
Il peut tout à loisir comparer les deux arts de vivre. Alors qu’en France, on sert toujours la viande sur de larges tranches de pain sec qui servent d’assiettes et que l’on mange avec les doigts, les tables italiennes sont parées d’assiettes en majolique, de couverts et de serviettes de lin.
Il est intéressant de découvrir les usages de l’époque, les fêtes, danses, traditions, marchés de campagne… de même, j’ai aimé en apprendre un peu plus sur la vie de Léonard de Vinci même si j’en connaissais déjà beaucoup!
Lecture agréable et délassante.

Check-Point / Jean-Christophe Rufin

Résumé :

Maud, vingt et un ans, cache sa beauté et ses idéaux derrière de vilaines lunettes. Elle s’engage dans une ONG et se retrouve au volant d’un quinze tonnes sur les routes de la Bosnie en guerre.
Les quatre hommes qui l’accompagnent dans ce convoi sont bien différents de l’image habituelle des volontaires humanitaires. Dans ce quotidien de machisme, Maud réussira malgré tout à se placer au centre du jeu. Un à un, ses compagnons vont lui révéler les blessures secrètes de leur existence.
Et la véritable nature de leur chargement.

À travers des personnages d’une force exceptionnelle, Jean-Christophe Rufin nous offre un puissant thriller psychologique. Et l’aventure de Maud éclaire un des dilemmes les plus fondamentaux de notre époque. À l’heure où la violence s’invite jusqu’au cœur de l’Europe, y a-t-il encore une place pour la neutralité bienveillante de l’action humanitaire ? Face à la souffrance, n’est-il pas temps, désormais, de prendre les armes ?

Un roman efficace et agréable à lire qui porte à réfléchir. Par contre Maud a mal à un moment donné mais ensuite ? Elle fait du ménage, des câlins aux petites filles ?

Une terre d’ombre / Ron Rash

Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère — revenu de la Première Guerre mondiale amputé d’une main —, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d’un vallon encaissé que les habitants de la ville considèrent comme maudit: rien n’y pousse et les malheurs s’y accumulent. Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu’une sorcière. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d’une flûte en argent. L’action va inexorablement glisser de l’émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l’ignorance et à la peur d’une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.

La splendeur de la nature, le silence et la musique apportent un contrepoint sensible à l’intolérance, à la xénophobie et à un patriotisme buté qui tourne à la violence aveugle.

Après Le Monde à l’endroit (Seuil, 2012), Une terre d’ombre prolonge une réflexion engagée par l’auteur sur la folie guerrière des hommes, tout en développant pour la première fois dans son œuvre romanesque une histoire d’amour tragique qui donne à ce récit poignant sa dimension universelle.